Deuxième et dernier volet concernant les entretiens exclusifs que nous avons pu obtenir avec Autokratz et Simian Mobile Disco. Rumeurs, complots, accident de la route…Les deux James lèvent le voile.
C’était vraiment important pour vous de jouer Live ?
James Ford : Oui ! On ne pensait vraiment pas qu’on allait monter un live comme ça au début. En fait ça nous a beaucoup aidé et finalement c’est un succès pour nous : on a fait beaucoup de dates et on s’est rendu compte que le live était primordial.
Ouais mais pourquoi avoir voulu un gros live avec pleins de lumières ?
James Ford : Avant tout pour vivre une véritable expérience : à la base on est deux producteurs, donc pas vraiment du genre à se mélanger à la foule comme un chanteur. On a voulu créer quelque chose de mémorable !
James Shaw : On est deux sur scène et on fait pleins de choses en même temps. On n’a pas vraiment le temps de se consacrer entièrement au public. On savait que ce lightshow allait être un plus pour notre live.
L’épisode le plus fou de votre tournée ?
James Shaw : Il nous est arrivé un truc quand on était en Suisse : le bus qui transportait notre équipement est tombé dans un ravin. On s’en est rendus compte à la station service. Quand on est arrivés à la frontière allemande les policiers suisses nous attendaient. Heureusement personne n’a été blessé mais le bus s’était littéralement explosé au fond du ravin…Finalement au lieu d’aller jouer en Allemagne on a prit l’avion et on est partis faire un Dj set à Barcelone…Bon c’était mieux que rien.
Vous avez une idée des gens qui viennent vous voir jouer ?
James Ford : C’est dur de dire quel type de personne achète nos albums ou vient à nos concerts : ça change tout le temps. Parfois il y a beaucoup de jeunes, parfois beaucoup de filles…
James Shaw : En tournée tu peux jouer pour un festival de rock à 22h ce qui n’est pas du tout la même chose qu’un dj set dans un club à 3h30 du matin. Du coup tu vois pleins de gens différents et surtout pas les mêmes à chaque fois.
Le potin le plus dingue que vous ayez entendu sur votre compte ?
James Ford : Beaucoup de gens disent que James (Shaw) faisait partie de Jamiroquai…
James Shaw : Oh merde…..
James Ford : (rires) c’est une blague… !
James Shaw : Le truc c’est qu’on ne fait pas vraiment attention à tout ce qui se raconte sur nous. Sincèrement, si tu commences à faire ça, tu deviens une personne…mauvaise. Et nous ne voulons pas être deux mauvaises personnes (rires)
Vous avez fait de nombreux featurings sur votre album. C’est quoi l’intérêt ?
James Ford : Pour la multitude de personnalités et de personnes tout court. J’aime vraiment en faire pour avoir le choix dans les humeurs de chacun. Travailler avec des vraies voix c’est complètement différent de ce que l’on fait d’habitude. C’est de mon point de vue ce qui fait de cet album quelque chose d’original.
Et pourquoi votre choix s’est porté sur Beth Ditto, Jamie Lidell… ?
James Shaw : En fait on a rencontré ces gens lors de notre précédente tournée, sur des festivals. Quand on produit l’album on a privilégié les instruments et c’est ce qui nous a amené à chercher des voix qui pourrait aller avec. Ces instruments nous en ont suggéré certaines. On a envoyé des mp3 à pas mal de monde. Beaucoup ont refusé et certains ont été intéressés.
Le featuring qui vous fait rêver ?
James Ford : On a essayé avec Nick Cave. Tom Waits aussi ?
James Shaw : Oui ! Je pense que c’est important pour nous de travailler avec des artistes qui ne s’apparentent pas à de la « dance music » classique, des gens qu’on entend pas souvent, qui n’ont jamais été remixés. C’est très intéressant.
Un truc que vous écoutez en boucle en ce moment ?
James Ford : Washed Out, j’aime beaucoup. Quelque chose de léger, d’étrange et qui laisse rêveur. Et le dernier Fuck Buttons.
James Shaw : Ah oui, il est vraiment bien celui là !
Si vous étiez à ma place, quelle question poseriez-vous à Simian Mobile Disco ?
James Ford : Voulez – vous une tasse de thé ?
Du thé ? Je crois qu’il n’y a que de la bière ici…
James Ford : Oui, une tasse de thé avec un sucre s’il vous plaît !
CLARA BUOT
Posté par Phunk

















