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Bookmark and Share Django Django Django Django Because Album
CD
30/01/2012

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TRACKLISTING :
01Introduction
02Hail Bop
03Default
04Firewater
05Waveforms
06Zumm Zumm
07Hand of Man
08Love’s Dart
09Wor
10Storm
11Life’s a Beach
12Skies Over Cairo
13Silver Rays

Un “bedroom band” n’est pas forcément un rassemblement de gros feignants juste bons à inventer tout un tas de fausses excuses pour justifier un disque bâclé. Pendant quatre longues années, les Django Django ont été très occupés à faire de grandes choses dans la chambre, à l’Est de Londres, de leur batteur, producteur et leader de facto, David Maclean. Le fruit de leur labeur est un premier album éponyme de qualité.


“Le temps donne la possibilité de choisir et nous en avons eu plein,” déclare Vincent Neff, le chanteur et guitariste qui – avec le bassiste Jimmy Dixon et Tommy Grace au synthétiseur – complète la formation.
“Peut-être que la prochaine fois nous devrons nous soumettre aux exigences d’un tyran réclamant à tous prix des tubes, mais cette fois-ci nous avons pu nous payer le luxe de réfléchir à ce que nous voulions faire et comment.” explique Maclean.


Le quatuor, qui s’est rencontré à l’art school d’Edimbourg, a commencé à se faire connaître après avoir progressivement migré à Londres il y a deux ans.
Avec le single “Storm”/”Love’s Dart”, sorti en 2009, il propose un style de rock, affirmé et audacieux, empreint de psychédélisme mêlant des touches électro avec des instrumentations live pures et dures. Ils sont ensuite restés reclus pour essayer de voir jusqu’où ils pourraient pousser leur idée de départ.


Django Django ressemble au disque d’un groupe qui pose les premières limites méticuleusement calculées d’un vaste univers dont ils sont les seuls à connaître les secrets. Ainsi chaque titre est semblable à une nation d’harmonies, de rythmes et de textures à part entière. “En fait, nous nous sommes peu souciés de savoir si l’ensemble constituerait un album – nous nous sommes dit que les similarités entre les chansons s’imposeraient d’elles-mêmes,” explique Tommy.


En pratique cela donne donc un premier morceau bucolique dans la veine des Beach Boys à tomber par terre, “Hail Bop”, qui côtoie les guitares plus rudes à la Bo Diddley de “Life’s A Beach” ou encore les couplets travaillés et élaborés de “Firewater” et les soupirs de cow-boy endormi de “Silver Rays”.


Quant à “Default” et “Waveforms”, les futurs singles, le premier sonne comme un soulèvement dans une fabrique d’armes mexicaine, tandis que le second évoque “Rock And Roll Part 2” de The Glitter Band en train de disparaître à l’horizon comme une lanterne céleste s’envolant très haut dans les cieux.

“La musique c’est quelque chose de tellement fou, de tellement vaste et varié, que l’éclectisme est pour nous la seule voix envisageable,” explique Maclean. “Cela dit je pense qu’il y a un fil rouge entre toutes les musiques que nous aimons : la créativité, l’expérimentation et la quête d’un nouveau son.”

Ce sont d’ailleurs peut-être les paroles de “Silver Rays” qui résument le mieux cet album truffé d’ambiances et débordant d’idées.“Nous nous aventurons vers des territoires inexplorés,” chante Neff, “loin des sentiers battus… Profitons-en maintenant avant qu’il ne soit trop tard, on sait qu’après il n’y a pas moyen de revenir en arrière.”
L’histoire de Django Django devrait être longue et captivante. Avec leur soif d’aventure et leur niveau d’exigence, ils ont produit un album qui semble avoir toutes les qualités, mais sans jamais rien de superflu.
Il est temps de quitter la chambre, l’heure de la récréation a sonné.

Ne manquez pas l’opportunité d’assister au live de Django django le 14 février 2012 à la Boule Noire à Paris.


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