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Bookmark and Share Mr Oizo WC OIZO BC Ed Banger Compilation

Because Music
24/02/2014
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Depuis son premier morceau « Flat Beat » sorti en 1999, son clip avec un gant de toilette jaune devenu mégastar générationnelle et 3 millions d’exemplaires vendus, Mr Oizo n’a cessé de prendre des routes de traverse, de cultiver le mystère et d’imposer le grand n’importe quoi comme sa marque de fabrique ultime. Histoire certainement de tuer une célébrité facile dans l’œuf, Quentin Dupieux, l’homme caché derrière ce drôle d’Oizo n’a, depuis, eu de cesse depuis de prendre un malin plaisir à mélanger réalisation, production et deejaying, à multiplier les provocations et les tweets assassins, à refuser l’argent facile de la publicité et accorder les interviews au compte-goutte, comme pour mieux façonner son propre mythe.Plus de dix ans après le succès insolent et absurde de Flat Eric, quatre films hors norme (Non Film, Steak, Rubber, Wrong) sur sa carte de visite, quatre albums originaux sous le bras (dont un lâché gratuitement sur oizo3000.com), trois B.O. en bonus, des morceaux composés pour la pin-up électro Uffie et une tripotée de remixes et de singles lâchés avec parcimonie pour pimenter le tout, la schizophrénie créatrice du tandem Dupieux/Oizo l’impose comme le dernier provocateur (ou plutôt fouteur de merde) d’une époque qui en manque cruellement.

Pour accompagner « Wrong Cops », son cinquième film qui pousse la potacherie cinéphilique au rang d’œuvre d’art, Dupieux en profite pour lâcher 21 titres (entièrement remasterisés) d’une discographie prolifique.

Disque à double signification, « WC Oizo BO » se veut à la fois la bande son de «Wrong Cops » et une rétrospective soigneusement dosée, un best of décalé qui étonne par sa constance. 21 morceaux qui s’échelonnent sur une quinzaine d’année, mélangeant classiques et titres rares avec la même aisance, et attestent que sous ses dehors je m’en foutistes, Dupieux tout en restant fidèle à l’esprit initial de la techno n’a cessé d’en redéfinir les contours et les angles, maltraitant ses synthés et ses ordi pour mieux leur faire cracher leur âme, tout en restant obsédé par le rythme, ses artefacts et le dancefloor.

Oizo s’imposant du coup, et malgré lui, comme un des derniers grands artistes electro à ranger dans sa discothèque aux côtés des Kraftwerk, Jeff Mills, Dopplerefekt ou MMM pour ne citer qu’eux !


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