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CD/Digital
Warner
08/06/2009
Fr

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TRACKLISTING :
01Breakbot - Penelope Pitstop
02Donovan - Wonderland
03Dilemn - Modern Slave
04Mondkopf - Chaos Is Mine
05Discodeine - Invert_Parceque
06Rove Dogs - Home rage slomo (innocence lost)
07Digitick 84 - Bboy underground
08Djedjotronic - James
09Chateau Marmont - Solar Apex
10Anoraak - Make it Better
11Gentlemen Drivers – Nationale 66
12Stereoheroes - Lamborghini Lungs (Spoek & CV)
13Danger – 88:88 : Stage 3
14Spitzer - Odessa Spring version
15Nil Hartman - La datafunk
16SPA - Piano magic

La bande son d’une nouvelle génération électronique française.




26 Sept : D.U.M Edges @ Régine





1997, Daft Punk sort son premier album, Homework, et révolutionne l’électronique mondiale. Un ordre nouveau s’établit par ce disque fondateur. Avant l’arrivée de la techno tonitruante de ce duo français, aucun artiste français n’avait eu de succès critique à l’Etranger.

Avec Cassius, Air, Mr Oizo, une nouvelle génération électronique aux idées larges (ne renonçant jamais à une pointe de funk, de pop ou de disco), les hymnes dancefloor des petits Frenchies s’arrachent autour du monde en alliant puissance dancefloor et exigence de qualité. Avec la French Touch, c’est toute une famille d’enfants du rock et d’ailleurs qui découvrent les joies d’une musique qui se danse, sans barrières ni œillères.

Dix ans après, c’est deux parisiens qui refont le coup de la dance pour tous. 2007, Justice sort Cross, disque crossover et fédérateur qui réunit sur la piste de danse clubbeurs fans d’électro et jeunes rockers en jean slim. Une musique hybride symbolisant une génération, appelée à juste titre la French Touch 2.0, et gravitant autour du label Ed Banger. Mais ils ne sont pas seuls. Depuis deux ans, d’autres jeunes producteurs amateurs de brouillages de pistes sonores préparent dans l’ombre d’autres révolutions électroniques.

Qui sont-ils, et à quoi ressemble la musique d’aujourd’hui ? C’est ce que ce projet tente de révéler, à travers une compilation mais aussi une tournée où se retrouveront trois des artistes les plus prometteurs de cette scène. Parmi ces grands espoirs 2009, il y aura le barbu christique Breakbot, à qui l’on doit d’excellents remixes pour Metronomy et Sébastien Tellier, le duo parisien club Gentlemen Drivers qui n’a pas son pareil pour mettre le feu sur le dancefloor et le lyonnais Nil Hartman, dont l’électro atypique n’hésite pas à flirter avec l’expérimental.

Ce trio représente à merveille l’effervescence musicale d’une scène musicale ultra inventive du moment. A l’ère des blogs et de l’accès facile à l’histoire entière de la musique, ils font partie de ces producteurs français de musique électronique qui explorent encore des voies demeurées inédites et des ponts entre les genres jamais dressés.

En 16 titres, tous inédits (ou rares), Dum-Edges offre un panorama, plus qualitatif et défricheur qu’exhaustif de cette scène éclectique, décomplexée et extrêmement active. Que ce soit l’électro-pop 80’s et romantique du nantais Anoraak, la house vrillée, mentale et déstructurée du duo parisien Discodeine, ou l’univers cosmique et rétro-futuriste de Chateau Marmont, tous ont retenu les leçons de la première French Touch : l’ouverture musicale, l’hédonisme et la volonté de ne pas répéter des recettes déjà existantes.

Voilà au final l’instantané d’une « famille » de producteurs qui a décidé de ne pas choisir entre ambiance dark et hymnes fluo, puissance dancefloor et écoute maison, références underground et mainstream. Bref, voici la bande-son d’une époque, la nôtre...

Track by track :

Breakbot - Penelope Pitstop
Attention, sous ses airs de Jésus, ce type est un messie. Pas loin d’être le meilleur remixeur au monde du moment (Metronomy, Pnau, Sébastien Tellier), Breakbot sera l’un des grands de l’électro de 2009.
On pense à la première french touch, Justice et Vladimir Cosma, sur ce track. C’est bon signe...

Donovan - Wonderland
On ne sait pas où se trouve exactement ce « wonderland », mais il fait bon s’y attarder un peu.
Le duo Donovan fait des chansons pour les jeunes filles en fleur, de la dance pour garçons sensibles, un peu comme si les Daft Punk embauchaient Chromeo et un Kanye West particulièrement bien luné pour faire une petite balade au pays de la disco pop ensoleillée. Gros potentiel « roulage de pelles » sur la piste de danse.

Dilemn - Modern Slave
La jeunesse parle à la jeunesse. Messe noire et chaos ténébreux, dont le style haché rappelle un certain Oizo, ce « modern slave » de Dilemn ne laisse pas le choix à l’auditeur : devenir esclave de beat syncopé ultra groovy et vraiment très méchant.

Mondkopf - Chaos Is Mine
Un titre pour croire en Dieu, avec des chants célestes un peu gothiques et des rythmes sombres et détraqués qui avancent lentement vers la lumière. Le chaos n’est qu’une illusion...le salut t’attend en after sur le dancefloor moite!

Discodeine - Invert (Parce Que Edit)
Ok pour le disco, mais danse sa version obscure alors, plus codéine que MDMA quoi. Et dans le genre « dark disco », ce track est une vraie drogue, ça s’insinue par tous les pores pour se loger dans le cerveau avant de redescendre dans les jambes, qui deviennent indépendantes du reste du corps.
Pas étonnant, c’est les deux sorciers Benjamin Morando (ancien Octet) et Pilooski (le roi de l’edit) les fournisseurs.

Rove Dogs - Home Rage Slomo (Innocence Lost)
Rove Dogs est grand et beau, mais heureusement il n’y a pas que le physique dans la vie. Ce morceau prend l’auditeur par l’épaule et l’amène loin. Et pas besoin d’aimer la minimale pour se laisser avoir par cette ritournelle faussement « downtempo » et vraiment pop dans l’âme.

Digitick 84 - Bboy Underground
Vous vous souvenez de la première fois que vous avez entendu le « Blue Monday » de New Order? Il y a quelque chose de l’ordre de la même évidence dans les synthés, vocaux et gimmicks (en plus ghettotech) de ce « Bboy Underground » qui devrait pas le rester longtemps, underground.

Djedjotronic - James
L’époque est brutale, et le clubber n’aime pas s’ennuyer. C’est le moment de la compil où on monte le son, et on mouille la chemise. Le gars est signé chez Boys Noize Records, et il n’a rien à envier à l’efficacité dancefloor indiscutable de son boss. Ah oui, Busy P l’aime beaucoup. Et Busy a souvent raison.

Gentlemen Drivers – Nationale 66
En général les deux Gentlemen Drivers (Mica et Benoît) conduisent des gros calibre qui vous transportent direct sur la route de l’enfer (le péril club) quelque part entre Detroit et Chicago. Ici ils prennent des risquent en empruntant une « Nationale 66 » plus italo disco et poppy que dirty-ghetto-tech. Et là encore, y a des chevaux sous le capot!

Anoraak - Make it Better
A Nantes, une poignée d’aventuriers réinventent la pop romantique des années 80. Anoraak, l’un des plus flamboyants représentants de cette scène «électro cosmique rétro futurtiste » très « endless summer » nous sert ici un vrai tube. Des synthés vintage aériens, une voix mélancolique, un groove quasi italo disco : « Make It Better », on peut pas faire mieux!

Chateau Marmont - Solar Apex
Moroder? Kraftwerk? Tellier? « Solar Apex » c’est pas la vie de château, mais plutôt « life on Mars ». Un aller-simple vers une autre galaxie, pas très loin du soleil, dans un autre espace temps, dont on ne revient pas tout à fait indemne.

Spitzer - Odessa Spring Version
Petite pause electronica de bon aloi. Une jolie respiration pour reposer les pieds. Mais pour combien de temps?

Nil Hartman - La Datafunk
C’est beau, mélodique, pur, humain, amusant et puissant. La « datafunk », c’est un peu un nouveau « Da Funk » : ça devrait mettre tout le monde d’accord, du petit cousin fan de Boards Of Canada à la grande sœur qui veut aller danser pour tout oublier.

Stereoheroes- Lamborghini Lungs (Spoek & CV)
Marseille, cité des chaînes en or qui brillent et des tongs, ok, on sait. Mais depuis les Stereoheroes, c’est complètement le Bronx dans le Sud. Ici, les Lamborghini bougent toutes seules comme dans les clips de r’n’b et le flow ne sonnerait pas honteux sur une instru de Crookers. Haut niveau!

Danger – 88:88 : Stage 3 « The Club » (Danger Edit)
Attention, gros tube! Le lyonnais Danger aime quand ça déménage et qu’il reste des séquelles. Il le démontre avec maestria sur cette prod toxique, massive et entêtante qui réveillerait un dancefloor mort.

SPA - Piano Magic
Une chanson pour réconcilier les hommes et les animaux. Spa se dit inspiré « initialement par les comportements animaliers, notre musique est à la fois calme, joyeuse, violente et dark... une versatilité qu’on peut attendre d’un animal faisant de la musique ».
Une bonne façon de terminer une compilation, revenir à ses instincts primaires et danser comme des bêtes. Penser aux voisins : n’oublier pas de mettre le son à fond.







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