• Hot Stuff
  • Phunk Classics
  • All Records
My Phunkster

Bookmark and Share Prodigy Invaders Must Die Take Me To The Hospital Single

01/02/2010

+
TRACKLISTING :
01Invaders Must Die - Liam H Re-Amped Version
02Invaders Must Die - Yuksek Remix
03Invaders Must Die - Proxy Remix
04Thunder - Doorly Remix
05Thunder - Bang Gang Remix
06Thunder - Arveene & Misk's Storm-Warning Remix
07Mescaline

Un tonnerre de beats trempés de sueur, assénés avec une attitude breakcore chargée d’adrénaline ; un rush de claviers arrivant comme un flash-back surgi du futur; des guitares qui craquent et des voix qui claquent.




14 avril : Zénith @ Lille
16 avril : Zénith @ Nantes
17 avril : Zénith @ Paris
18 avril : Zénith @ Paris






C’est le son de The Prodigy mélangeant les genres, déformant le passé et réécrivant l’avenir. Invaders Must Die est le cinquième album d’un groupe longtemps synonyme de perturbation urbaine au milieu d’un paysage campagnard. Comme des intrus qui n’étaient pas invités mais qui salissent et piétinent tout sur leur passage !

En 1998, avec The Fat of the Land et son chapelet de singles squattant les radios et MTV ('Firestarter', 'Breathe', 'Smack My Bitch Up'), The Prodigy a également pris d’assaut les festivals du monde entier, a joué en tête d’affiche sur des scènes généralement réservées à l’establishment du rock et ses musiciens se sont pavanés comme des Dieux dans des endroits auxquels d’autres artistes encensés par la presse n’avaient pas accès – et où les artistes dance n’étaient auparavant pas invités.

Avec Always Outnumbered Never Outgunned, en 2004, l’ambiance a changé : tournant le dos aux concerts et aux apparitions dans les stades, le groupe a ramené sa musique vers un underground qui avait lui-même tenté de lui tourner le dos. Un album de beats pour DJ impossible à jouer live, par un groupe qui avait attrapé les concerts par la peau du cou, les avait réinventés et fait siens. Ce n’était pas ce que The Prodigy était supposé faire.

La compilation de Greatest Hits sortie l’année suivante, Their Law, a non seulement servi à rappeler, de façon opportune, à quel point le groupe avait tout simplement marqué son époque, mais a également permis au monde entier de redécouvrir le plus grand show live de la planète.

La tournée a donné naissance à quelques-unes des meilleures performances scéniques de leur carrière et a fourni l’inspiration pour un nouveau disque - un album destiné à être joué sur scène.

La première chose que vous remarquerez à propos de Invaders Must Die, c’est à quel point il est achevé. La deuxième chose que vous remarquerez au sujet de Invaders Must Die, c’est son caractère mélodique. Pas tant en raison de la présence de mélodies chantées (même si Keith et Maxim offrent ici tous deux leurs meilleures performances vocales à ce jour), mais bien de ces lignes de claviers rappelant l’âge d’or du hardcore.

Invaders Must Die est donc truffé de références à la génération des free parties. Il cogne comme le plus fort de tous les rushes d’ecstasy : les cheveux qui picotent, la colonne vertébrale qui tressaute et les lèvres qui bourdonnent. Prenez 'Colours', le premier morceau que The Prodigy a enregistré pour ce disque, avec ses riffs de synthés polyphoniques de 1992 qui sonnent comme le 'No More Heroes' des Stranglers parachuté au milieu d’une rave. Ou 'Thunder', l’enfant bâtard du ménage à trois diabolique de 'Out of Space', dans le style des meilleurs roots rockers de Studio 1 à l’ambiance ‘couteau à cran d’arrêt’.

Toute bonhomie old school traînant encore dans les riffs de cet album se voit rapidement massacrée par 'Run with the Wolves', où la campagne pleine d’assurance de The Prodigy, avec son esprit de gang, tourne à la guerre démente, les combattants saignant du nez, la tête contre les murs. Le martèlement énergique supplémentaire est ici fourni par Dave Grohl.

Invaders Must Die, c’est le son unique de The Prodigy, toujours offensants après toutes ces années, suivant la voie qu’ils se sont tracée eux-mêmes. Et toujours avec cette attitude de free party consistant à entrer de force là où les autres ne peuvent que rêver de vous suivre.









Voter !