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Bookmark and Share Magnetic Man Magnetic Man Columbia Album
CD/Digital
Sony
17/01/2011

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TRACKLISTING :
01Sun
02Fire
03I Need Air
04Anthem
05Bug, The
06Ping Pong
07Perfect Stranger
08Mad
09Boiling Water
10K Dance
11Crossover
12MAGSKIT
13Karma Crazy
14Going Nowhere

Il n’y a pas aujourd’hui en Grande-Bretagne de groupe plus influent ou plus ambitieux que Magnetic Man. Depuis ses profondes racines underground des boutiques de disques et des stations pirates, en passant par des clubnights, des tournées autofinancées, des énormes spectacles de festival – leurs capacités à surfer sur la foule sont inégalées – et jusqu’à cet album saturé de chansons brillamment réalisées, ces trois là sont des pionniers, des précurseurs, des novateurs et des initiateurs de mouvements. Tous trois étaient présents au tout début du dubstep et ce sont eux qui sont sur le point de porter la musique qu’ils aiment, la musique qu’ils ont aidé à créer, à des personnes et dans des lieux que même eux n’auraient pas pu imaginer. C’est l’évolution en pleine action, la créativité en marche. Lorsque la station pirate avant-gardiste Rinse a récemment obtenu sa licence FM tant attendue, c’est Magnetic Man qu’elle a choisi comme tête d’affiche de sa soirée de célébration, après avoir été le foyer et la couveuse du groupe depuis sa création. L’objectif avoué de ce groupe est de choquer. C’est un résultat tout à fait probable. Les trois membres de Magnetic Man sont assis dans un restaurant dans leur ville natale de Croydon. Ils sont en train de déjeuner, s’interrompant les uns les autres, s’encourageant à dire ce à quoi ils pensent.

“Le dubstep est la plus grande évolution de la musique de ces cinq dernières années,” déclare Skream (Oliver Jones). “Mais trop de gens pensent que ce sont ces trucs bruyants, milieu de gamme. Magnetic Man, c’est bien plus que ça, Magnetic Man ce sont de vraies chansons, pas juste des pistes ou des mélodies. Ces chansons ont un vibe, un poids – et jusqu’à ce que nous commencions à les enregistrer, nous ne savions même pas que nous étions capables de composer une chanson!”

Artwork – c’est-à-dire Arthur Smith, celui que Benga et Skream appellent leur “mentor” – sourit simplement et boit une gorgée de bière. Skream, Benga et Artwork font de la musique ensemble – et séparément – depuis dix ans. En 2003 Artwork gérait son magasin de disques Big Apple à Croydon et faisait du garage et de la techno à l’étage avant d’écrire l’hymne du dubstep ‘Red’ tellement avant son temps que le genre n’avait pas encore de nom. Skream et Benga n’étaient encore que des écoliers ; ces deux là avaient passé six mois à se balancer leurs airs faits sur Playstation par téléphone avant même de se rencontrer. “C’était comme internet avant internet,” raconte Skream.

Lorsque Benga a dû faire un stage d’une semaine pour l’école, Artwork a fait en sorte qu’il puisse le passer en studio. Très vite, les deux garçons enregistraient pour Big Apple. Skream a même fini par y travailler. Artwork a réalisé qu’il avait non pas un mais deux “vrais génies” entre les mains. Et c’est là que tout a vraiment commencé. Très vite, aussi bien Skream que Benga ont commencé à composer leurs propres hymnes qui étaient diffusés sur l’influente radio Rinse FM. Depuis lors, Benga a sorti deux albums, dont le déterminant “Diary Of An Afro Warrior” et a co-écrit le tube ‘Night.’ L’hymne ‘06 de Skream ‘Midnight Request Line’ a présenté le son dubstep au pays entier puis le remix ’09 du ‘In For The Kill’ de La Roux l’a envoyé dans le monde entier et lui a fait gagner son premier disque d’or, le remix se vendant à plus de 60 000 exemplaires simplement au Royaume-Uni.

L’idée de Magnetic Man est apparue pour la première fois en 2007 et au début c’était diaboliquement simple. “Nous voulions tout casser à FWD,” explique Artwork, parlant du légendaire clubnight de Londres qui a commencé au Velvet Rooms en 2001 puis a migré au Plastic People depuis 2002. “Nous voulions qu’ils flippent!”

Et ils ont flippé. Jouant derrière un drap blanc, les trois sont restés complètement anonymes. “Les gens se sont enflammés dès le début,” raconte Benga. Ayant réussi cela, ils ont pensé “partons en tournée avec ça”, une pensée qui a coïncidé avec le moment où le Conseil des Arts (organisme public finançant l’activité artistique) recherchait un nouveau jeune projet live auquel participer. Et qui mieux que ces trois là? La subvention a été dépensée dans de nouveaux ordinateurs et peu de temps après, Magnetic Man avait 10 dates à travers le pays et jouait à guichets fermés à Cargo. Quelques mois plus tard, ils apparaissaient au festival de Roskilde devant 8000 personnes. Absolument aucun manque d’imagination ou d’ambition.

Magnetic Man veut faire de gros disques et de gros concerts.
Alors ils ont travaillé. Et travaillé. Et encore travaillé. En deux semaines, ils avaient créé la plupart des beats qu’on retrouve sur l’album. La première chanson terminée était ‘Boiling Water’ avec des paroles de Sam Frank. Tous les trois étaient tellement emballés par le titre que toute l’atmosphère de ce qu’ils souhaitaient faire a changé. Frank est venu passer quelques jours avec eux et rapidement ils écrivaient l’exceptionnel ‘The Bug.’ “C’est tout Magnetic Man sur un titre,” décrit Benga. “Sans un apport extérieur, nous n’aurions jamais pu faire ça. Il a transformé un club banger en une chanson – c’est incroyable.”

Le single ‘I Need Air’ est arrivé quand Angela Hunte, qui a co-écrit ‘Empire State Of Mind,’ est venue à Londres voir le groupe et ils l’ont enregistré immédiatement. Le titre d’ouverture ‘Flying Into Tokyo’ est une superbe tranche de délicat piano à pouces africain, alors qu’‘Anthem’ est exactement ça [un hymne], une énorme pépite pour propulser les foules.

“Dès le début nous avons dit que nous n’allions pas faire du dubstep pur,” explique Skream. “Et quel est le problème de la pop? Nous avons tellement l’habitude d’entendre de la merde à la radio que nous pensons que la pop, c’est de la merde et c’est insipide, mais ce n’est pas obligatoire. La musique pop peut être un truc incroyable. Nous essayons de mettre une véritable émotion dans cette musique.”

Le disque prouve donc que Magnetic Man ne plaisantait pas en disant qu’il voulait faire un album sérieux. C’est une œuvre totale, complète qui s’appuie sur la vaste histoire de la musique électro.

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