• Hot Stuff
  • Phunk Classics
  • All Records
My Phunkster

Bookmark and Share Cults Cults Columbia Album
CD/Digital
Sony - BMG
06/2011
US

+

RETROUVEZ CULTS EN TOURNÉE FRANÇAISE A L'AUTOMNE:
29 octobre @ 106, Rouen
30 octobre @ La Lune des Pirates, Amiens
31 octobre @ Cargö, Caen
2 novembre @ La Laiterie, Strasbourg
3 novembre @ Aéronef, Lille – INROCKS FESTIVAL
4 novembre @ La Cigale, Paris – INROCKS FEST
5 novembre @ Stereolux, Nantes – INROCKS FESTIVAL
7 novembre @ Bikini, Toulouse – INROCKS FESTIVAL

On dit souvent que le la pop la plus subversive – des Shangri Las à Rihanna – est celle qui enrobe des contes sinistres dans une coquille sucrée. Si c’est vrai, il est difficile d’imaginer un groupe allant plus loin dans ce programme que Cults. En surface ils peuvent être douceâtres – un couple fou amoureux, Brian Oblivion et Madeline Follin, qui tisse des mélodies splendides sur sa pop de chambre d’inspiration girls band. Mais en creusant un peu, tout un nouveau monde s’ouvre, un monde qui contient des chansons parlant de stress, de consommation de drogue et de la souffrance du passage de l’adolescence à l’âge adulte.
L’histoire de Cults est vraiment l’histoire du hasard des rencontres, de hasards si fortuits qu’on peut se demander si quelque chose de plus puissant – quelque chose comme le destin – n’était pas à l’œuvre. Sinon, comment expliquer que Madeline et Brian aient été chacun sur le point de déménager à New York pour étudier le cinéma, garantissant ainsi qu’ils emménageraient ensemble et que Brian aurait l’opportunité d’entendre Madeline chanter sur les toutes premières chansons qu’il avait composées? “J’étais en train d’enregistrer la partie voix de démos dans l’appartement et Madeline fredonnait à côté”, se souvient-il. “Je me suis dit ‘mon vieux, ça va marcher. Ça a été si facile que c’était inespéré.”
Ravi mais timide sur ces nouveaux enregistrements, le duo les a prudemment mis sur une page de Bandcamp. “Je ne voulais même pas que nos amis les montrent à quiconque”, reconnaît Madeline. Heureusement, leurs amis n’ont pas bien obéi aux ordres et les titres se sont retrouvés sur le blog musical Gorilla Vs Bear qui a posté ces démos inconnues qui ont eu une réception phénoménale. Encore le destin, me direz-vous. Et ça ne s’arrête pas là – Gorilla Vs Bear réfléchissait justement alors pour monter un label, Forest Family Records, et recherchait un nouveau groupe inconnu pour le lancer.
Plutôt que d’attendre de ‘maîtriser’ son art, Cults a accepté de sortir Go Outside immédiatement, hymne lo-fi evident et assumé.
La prochaine étape sera de sortir un album complet avec un plus gros label avec le nouveau label de Sony, In The Name Of. Leur album sera – comme les démos du début – auto-produit, même si l’ingénieur du son Shane Stonback (Sleigh Bells, Vampire Weekend) a été choisi pour renforcer les choses, et l’on comprend ce choix quant on voit les influences communes, du hip hop du Wu Tang jusqu’au punk hardcore et au trash metal de Slayer.
Avant que Cults se rencontre, Madeline avait déjà une collection d’histoires de rock’n’roll de toute une vie. Pendant que Brian bataillait dans plusieurs groupes à partir de l’âge de 13 ans, Madeline chantait des titres de punk et partageait l’espace vinyle avec Dee Dee Ramone.
Elle se fit meme proposer d”un label américain un contrat pour trois disques (“Je pense qu’ils essayaient de faire de moi la nouvelle Kesha!”, dit-elle en riant) mais heureusement peut-être, le beau-père de Madeline décida que ce n’était pas la meilleure idée que de la faire signer à l’âge de huit ans. Qui sait, peut-être que ces interprétations subversives infantiles ont fini par influencer son style actuel avec lequel une Madeline plus mature, plus avisée chante mélodieusement sur des extraits de dingues de sectes? Quoi qu’il en soit, le groupe veut que vous sachiez que cette juxtaposition n’est pas qu’une stratégie pour choquer.
“Beaucoup de nos chansons parlent de ce que nous vivons en ce moment – la peur de grandir et de faire face à ses responsabilités d’adulte”, explique Brian. “Et d’une certaine façon, c’est la peur, au début, qui fait que les gens entrent dans des sectes – pour échapper à la concurrence, à la réussite, et faire partie de quelque chose de plus grand, d’une communauté. Nous voulons aussi vivre nos propres vies avec nos programmes et nos attentes, donc d’une certaine façon ce groupe est devenu notre propre secte”.
Laissez-vous entraîner et il pourrait devenir la vôtre aussi.


Bio
30 kb


Voter !